Décortiquer l’empreinte sur chaque étape du cycle de vie
1 : Fabrication initiale – Un “héritage” parfois très lourd
La fabrication d’un frigo de 100 à 150 L engendre de 90 à 250 kg d’équivalent CO₂, principalement du fait des métaux, des plastiques et du gaz réfrigérant. Source : Ademe, Base Carbone 2023. Pour un lave-linge familial, on se situe autour de 160 à 250 kg équiv. CO₂.
Avec le reconditionné, cet “héritage” est amorti : au lieu de jeter l’appareil après une dizaine d’années, on lui offre une nouvelle vie. L’impact est dilué sur une durée d’utilisation rallongée : chaque année “gagnée” fait baisser son poids carbone ramené à l’année.
2 : Transport et logistique – Des émissions rarement majeures, sauf cas particuliers
Un appareil neuf expédié d’Asie ou d’Europe de l’Est vers la France représente de 10 à 25 kg d’équivalent CO₂ (source : calcul Ademe, selon transport maritime ou routier). Pour un reconditionné, la distance parcourue est généralement bien moindre – un point fort, surtout si la plateforme privilégie la réparation locale (ex. : Underdog, dont les process sont 100 % en interne, limitant les transports multiples).
3 : Opérations de reconditionnement – Un poste souvent sous-estimé
Cette étape englobe : le diagnostic, le remplacement de pièces (moteur, thermostat, joints…), la remise en état, la gestion des déchets de réparation et le reconditionnement proprement dit. En moyenne, l’ACV démontre que cette étape ajoute entre 2 % et 10 % d’émissions supplémentaires par rapport à celles d’un appareil “revenant” du recyclage. Un reconditionneur qui concentre ses ateliers et contrôle ses process (ex. : Underdog) évite les transports inutiles et les reconditionnements partiels – préservant ainsi le bénéfice carbone de la démarche.
4 : Utilisation – Le poste clé, surtout pour les appareils énergivores
Sur la durée de vie totale, l’électricité consommée représente souvent 60 à 80 % de l’empreinte d’un grand électroménager (Ademe, Étude “ACV du froid”, 2022). Pour un frigo, sa consommation annuelle (environ 100 à 300 kWh/an selon le modèle et l’âge) pèse fortement dans la balance – surtout en France, bien que le mix électrique soit moins carboné qu’en Allemagne par exemple.
Il est donc essentiel de prêter grande attention à :
- La classe énergétique réelle : bien vérifier l’étiquette (A à E, nouvelle norme), et ne pas se fier aveuglément aux anciens classements. Un vieux modèle bien reconditionné mais restant énergivore peut annuler une grande partie du bénéfice environnemental initial.
- L’usage effectif : une température adaptée, un dégivrage régulier, un remplissage optimal… Autant de gestes qui jouent sur la consommation réelle et sur la durée de vie de l’appareil.
5 : Fin de vie – Un enjeu d’économie circulaire
Un appareil reconditionné en bonne santé pourra être recyclé une seconde fois, si les filières sont bien organisées : la France dispose d’un taux de recyclage de 40 à 60 % pour les gros équipements, mais la récupération du gaz frigorifique reste perfectible (source : Ademe).
La “bonne” fin de vie réduit l’impact total, d’où l’intérêt de favoriser les plateformes qui reprennent, reconditionnent ou recyclent votre ancien appareil dans des filières contrôlées (Underdog propose la reprise des anciens équipements).