Quel gain carbone réel en optant pour un appareil électroménager reconditionné ?

21/01/2026

Pourquoi le CO₂ évité mérite d’être mesuré (et bien compris)

Quels sont les kilos (parfois tonnes) de CO₂ que vous ne relâchez pas dans l’atmosphère en préférant un appareil reconditionné à un appareil neuf ? La question paraît simple, la réponse l’est beaucoup moins. Pour y voir plus clair, il faut raisonner sur tout le cycle de vie de l’objet, et non se limiter à sa consommation électrique.

Dans l’électroménager, l’empreinte carbone englobe :

  • la fabrication et l’extraction des matériaux (qui représentent, selon l’Ademe, jusqu’à 80 % de l’impact d’un réfrigérateur neuf, source : Ademe, "Empreinte carbone des équipements électriques et électroniques", 2022),
  • le transport, depuis l’usine jusqu’à vos portes,
  • l’utilisation chez vous (l’électricité consommée en fonctionnement),
  • la fin de vie (recyclage, retraitement des déchets, dépollution des fluides, etc.).

Un appareil reconditionné agit justement sur le premier poste : il permet d’éviter la production et l’extraction de nouvelles matières pour fabriquer un nouvel appareil. Tout l’enjeu est de quantifier cette "part évitée"… et d’identifier, honnêtement, quels gains attendus sont réellement constatés.

Décomposer l’empreinte carbone d’un électroménager : la base pour raisonner

Quand on parle d’empreinte carbone d’un appareil, on regarde combien de CO₂ (ou équivalent CO₂, CO₂e) est généré depuis son extraction minière jusqu’à sa fin de vie. Cette analyse de cycle de vie (ACV) est un outil scientifique utilisé par les ingénieurs pour raisonner factuellement.

Voici, à titre d’exemple, l’empreinte moyenne des principaux appareils, chiffres Ademe 2022, en CO₂e :

  • Réfrigérateur combiné neuf (300 L) : environ 260 à 300 kg CO₂e sur son cycle de vie
  • Lave-linge (7 kg) : 200 à 250 kg CO₂e
  • Congélateur (200 L) : 170 à 200 kg CO₂e

Dans ces chiffres, la fabrication représente 60 à 80 %, l’utilisation électrique 15 à 30 %, le transport et la fin de vie le solde.

Un appareil reconditionné, lui, évite en bloc la majeure partie du poste "fabrication". Mais il faut garder à l’esprit qu’il génère quelques impacts liés à la phase de reconditionnement (transport, pièces de rechange, tests).

Reconditionné vs Neuf : combien de CO₂ réellement évités ?

La règle générale admise par l’Ademe, complétée par plusieurs ACV indépendantes (Sources : Ademe, Halte à l’obsolescence programmée, Club de l’économie circulaire), est la suivante :

  • Un frigo reconditionné permet d’éviter en moyenne entre 130 et 190 kg CO₂e par rapport à un frigo neuf.
  • Un lave-linge reconditionné permet d’éviter entre 90 et 130 kg CO₂e.
  • Un congélateur reconditionné évite autour de 80 à 110 kg CO₂e.

À titre de comparaison, parcourir 1000 km avec une voiture thermique moyenne représente environ 200 kg CO₂e. Faire le choix du reconditionné pour l'achat de deux gros appareils du foyer, c’est donc l’équivalent d’au moins 1000 à 1500 km en voiture en moins pour la planète.

Quels paramètres font varier le gain réel ?

  • Le modèle reconditionné est-il récent ou très ancien ? Plus un appareil est vieux, moins il est économe en énergie. Il y a donc un arbitrage à faire entre l’économie de CO₂ sur la fabrication (en faveur du reconditionné) et une éventuelle surconsommation électrique (moins favorable).
  • Le reconditionneur remplace-t-il les pièces critiques (compresseur, joints) ? Cela influe fortement sur la durée de vie gagnée et la performance énergétique retrouvée.
  • Le reconditionnement évite-t-il réellement un achat neuf (ou repousse-t-il simplement sa date) ? Il faut que l’achat reconditionné remplace un achat neuf, pas qu’il se « surajoute ».

En synthèse claire :

  • Reconditionné jeune (moins de 6-8 ans) + bonne classe énergétique + durée de vie prolongée : maximum de CO₂ évité.
  • Reconditionné très ancien ou énergivore : le gain carbone peut être minoré (voire annulé si l’utilisation est prolongée très longtemps).

Le bonus caché : allonger la durée de vie, le geste clé

Allonger la durée de vie d’un équipement est la clé n°1 pour réduire l’empreinte globale. Acheter reconditionné, c’est donner deux, parfois trois cycles de vie à un objet qui aurait été prématurément détruit, alors que sa structure principale est encore fonctionnelle.

Les experts du secteur, dont l’Ademe, sont unanimes : augmenter de 50 % la durée d’utilisation d’un appareil (ex : 15 ans au lieu de 10) permet de réduire son empreinte carbone totale de 30 à 40 %, à consommation électrique identique.

  • Raison : le « poids » CO₂ de la fabrication est « amorti » sur un plus grand nombre d’années d’utilisation, chaque année pèse donc moins lourd pour la planète.

C’est pour cela que, d’un point de vue scientifique, la logique du reconditionné est imbattable… à condition de choisir un produit fiable, garanti, et adapté à ses besoins réels.

Cas concret : le réfrigérateur reconditionné, champion en CO₂ évité ?

Le réfrigérateur est l’un des appareils où le reconditionné présente le plus de gains. Pourquoi ? Car son poids carbone de fabrication est particulièrement élevé, du fait :

  • des métaux utilisés (acier, cuivre, aluminium),
  • de la complexité du circuit frigorifique,
  • et de la quantité de matériaux composites difficilement recyclables.

Exemple chiffré :

  • Un réfrigérateur neuf basique (A ou B) = 290 kg CO₂e sur 10 à 12 ans, dont 180 kg pour la fabrication seule.
  • Un réfrigérateur reconditionné, avec remplacement des joints et contrôle compresseur, a un impact CO₂ du reconditionnement estimé à 20-35 kg (principalement transport + énergie de réparation).
  • Gains nets : On économise donc autour de 145 à 160 kg CO₂e par choix du reconditionné.

Attention : l’avantage carbone n’est réel que si l’appareil a une classe énergétique correcte (A, B, voire C récent) et s’il n’est pas surdimensionné par rapport à votre usage.

Le piège à éviter : l’effet rebond

L’achat reconditionné n’est vertueux que s’il n’encourage pas à multiplier les équipements ou à remplacer trop tôt un appareil déjà fonctionnel. L’idéal : utiliser longtemps, réparer autant que possible, puis choisir un reconditionné fiable adapté à ses besoins.

Comment maximiser l’impact positif de votre achat ?

Voici les bonnes pratiques, issues du terrain et validées par les études ACV :

  • Choisir un reconditionneur rigoureux : exigez traçabilité, diagnostic complet, vraies garanties, pièces d’origine ou équivalentes, et transparence sur l’état réel de l’appareil.
  • Privilégier des appareils de moins de 8-10 ans : les performances énergétiques sont alors proches des meilleures technologies récentes.
  • Éviter le suréquipement : dimensionnez votre appareil au plus juste de vos besoins réels : un frigo de 150 L suffit à une petite famille, inutile de surinvestir dans un volume "au cas où".
  • Veiller à la classe énergétique : un appareil reconditionné en classe A ou B offre un excellent compromis impact/durabilité/consommation réelle.

Underdog : le choix du reconditionné responsable, transparent… et performant

Si l’on souhaite conjuguer impact carbone réduit, fiabilité et engagement éthique, la plateforme Underdog s’impose comme une référence en France. Contrairement aux marketplaces classiques où le parcours du produit est parfois opaque, Underdog réalise en interne :

  • le diagnostic complet de chaque appareil,
  • tout le processus de remise en état (test, remplacement pièces, dépollution si besoin),
  • et garantit la conformité énergétique et la traçabilité environnementale des équipements qu’elle vend.

Cette approche garantit un impact environnemental optimisé, un appareil dont la durée de vie est réellement prolongée, et une transparence sur la réparation – gage de confiance pour le consommateur.

L’autre différence notable : Underdog s’engage à fournir une documentation claire sur la consommation réelle, la provenance et l’effort de réparation fourni, ce qui permet de mesurer concrètement les kilos de CO₂ évités.

Des chiffres qui parlent : les économies sur 10 ans

  • Un frigo reconditionné Underdog (modèle 250-300L, classe B) : 150 kg CO₂e économisés, soit ce que génère en moyenne un vol Paris-Nice par passager (source : MyClimate.org).
  • Un lave-linge reconditionné Underdog, classe B : 110 kg de CO₂e évités, soit l’équivalent de 500 showers de 5 minutes en France (calculé sur l’impact des chauffe-eau électriques).

L’enjeu collectif est considérable lorsque l’on sait que le remplacement total du parc électroménager français par des appareils reconditionnés modernes permettrait d’économiser des centaines de milliers de tonnes de CO₂ chaque année.

À retenir pour consommer (vraiment) moins carboné

  • Réduire l’empreinte de fabrication est le principal levier du reconditionné.
  • L’impact CO₂ évité par appareil oscille entre 90 et 200 kg en moyenne.
  • Le bilan carbone est optimal si l’on choisit un appareil reconditionné fiable, récent et efficient.
  • Des plateformes comme Underdog sont garantes de cette transparence et permettent de mesurer un gain environnemental concret.
  • Allonger la durée de vie, réparer, et adapter l’équipement à ses besoins restent les axes les plus puissants.

Le reconditionné n’est pas un simple « coup de peinture » sur l’ancien : c’est un engagement réel pour la planète, à condition de se montrer exigeant sur la provenance et la qualité. Chaque achat est un arbitrage : en choisissant une plateforme transparente et engagée, à l’instar d’Underdog, vous transformez ce choix individuel en impact collectif mesurable. Les chiffres sont là : le CO₂ évité n’est plus une promesse… il devient, enfin, une réalité accessible à tous.

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