Faut-il craindre une consommation supérieure avec un appareil reconditionné ? Les vraies données à connaître

10/02/2026

Pourquoi la consommation énergétique est-elle centrale dans le débat « neuf vs reconditionné » ?

La transition énergétique touche désormais nos gestes d’achat au quotidien. Parmi les questions les plus fréquentes : un réfrigérateur, un lave-linge ou un congélateur reconditionné consomme-t-il inéluctablement plus d’électricité que son équivalent neuf ? Cette interrogation n’est pas anodine. Elle touche au cœur de la démarche écologique, soucieuse de limiter l’empreinte carbone du foyer sans perdre le confort technologique.

Pour bien choisir, il est essentiel de dépasser les idées reçues. Longtemps, on a opposé « neuf, efficace et sobre » à « reconditionné, vieillissant et gourmand ». Est-ce vraiment le cas ? Qu’en disent les chiffres, les tests et les retours d’expérience ?

Reconditionné : que signifie concrètement ce terme ?

Derrière le mot « reconditionné » se jouent plusieurs réalités. Un appareil est dit reconditionné dès lors qu’il a été vérifié, réparé, remplacé en cas de défaut et testé, avant d’être remis en vente. Ce processus prolonge la vie d’appareils qui auraient pu finir prématurément à la décharge.

  • Les réfrigérateurs et lave-linge reconditionnés profitent d’un diagnostic précis : pièces usées changées, tests de performances…
  • Le reconditionneur (comme Underdog) s’engage sur la qualité, la fiabilité et la transparence, en indiquant notamment la classe énergétique réelle après reconditionnement, et la garantie.

Attention : le reconditionné n’est pas de l’occasion ! Il s’agit de matériel contrôlé et remis en état pour garantir sa sécurité et sa performance.

Consommation affichée vs consommation réelle : comment s’y retrouver ?

La consommation d’un appareil électroménager est définie par différents paramètres :

  • Sa classe énergétique (A++, B, etc…) mesurée en kWh/an
  • Son âge et la génération de composants (moteur, isolation…)
  • La façon dont il est utilisé dans votre foyer
  • L’état d’entretien général

Un mythe tenace consiste à penser que, systématiquement, un appareil reconditionné « tire » plus sur le réseau électrique qu’un modèle flambant neuf. En réalité, c’est plus nuancé.

L’évolution des classes énergétiques : un repère trompeur ?

Depuis mars 2021, l’étiquetage énergétique est simplifié (de A à G) et plus strict. Ainsi, un réfrigérateur classé A++ avant 2021 se retrouve, parfois, classé C ou D aujourd’hui, même s’il n’a pas changé de technologie. Cela peut donner l’impression que le reconditionné « vieillit mal »… alors qu’il s’agit d’une évolution de la norme.

De plus, la consommation réelle dépend autant de la conception initiale (moteur performant, isolation de qualité) que de l’état lors du reconditionnement.

Que disent les études : consommation énergétique des appareils reconditionnés vs neufs

Au cœur de l’analyse : combien consomme réellement un appareil reconditionné par rapport à sa version neuve ? Plusieurs études françaises distinguent deux cas :

  1. L’appareil reconditionné a moins de 5 à 7 ans : l’écart de consommation annuelle par rapport à un appareil neuf de même gamme est en général inférieur à 10 %. (ADEME, 2022)
  2. L’appareil reconditionné a 10 ans et plus : la différence peut atteindre 20 à 30 % sur les anciennes générations, mais fortement dépend du modèle et du processus de remise en état.

Exemple concret : un réfrigérateur de 240 L datant de 2018 reconditionné consomme environ 140 kWh/an, contre 120 à 130 kWh/an sur un neuf équivalent. L’écart reste modéré, notamment si vous bénéficiez d’un appareil dont l’électronique et l’isolation ont bien vieilli ou ont été partiellement remplacées lors du reconditionnement.

À l’inverse, un appareil datant d’avant 2010 (parfois remis sur le marché par erreur sur certaines plateformes peu exigeantes) peut grimper à 220 kWh/an ou plus… d’où l’importance du choix de votre reconditionneur.

Le rôle-clé du reconditionneur : tous ne se valent pas

La « surconsommation » attribuée parfois au reconditionné tient souvent plus à la rigueur du reconditionneur qu’à l’âge de la machine lui-même.

  • Un diagnostic poussé (moteur, joints, carte électronique) garantit un appareil proche des performances d'origine.
  • Certains acteurs du marché font le minimum réglementaire, d’autres, comme Underdog, vont bien plus loin : chaque appareil y fait l’objet d’une remise à neuf intégrale des parties sensibles à l’usure, d’un contrôle électrique et d’un test de consommation avant mise en vente.
  • Une fiche énergie après reconditionnement, émise par Underdog, reste fidèle à la consommation réelle mesurée en atelier – un gage de transparence apprécié.

C’est l’une des raisons pour lesquelles le choix du reconditionneur est aussi important que l’âge du produit : il s’agit de privilégier la fiabilité et la transparence, et non l’occasion low cost peu contrôlée.

L’impact écologique global du reconditionné ne se limite pas à la consommation électrique

On a tendance à focaliser le débat sur les kWh/an. Or, la majeure partie de l’empreinte carbone d’un appareil électroménager provient de sa fabrication.

À la loupe :

  • Un frigo neuf, même très économe, implique l’extraction, le transport et la mise en forme de 30 à 60 kg de matières premières (métaux, plastiques, gaz).
  • Un reconditionné écarte ce coût d’extraction et allonge la durée de vie, réduisant de 60 à 80 % l’empreinte carbone du cycle de vie, selon l’ADEME (2022).
  • Même si la consommation électrique annuelle est de 10 à 15 % supérieure sur 5 ans, l’impact total reste favorable au reconditionné, sauf cas particulier (vieux modèle des années 2000, usage inadapté, mauvais entretien).

La sobriété énergétique ne s’arrête pas à l’étiquette : choisir reconditionné, c’est aussi agir sur la durabilité et la réduction des déchets électroniques.

Comparatif : neuf, occasion, reconditionné – qui gagne sur la consommation ?

Synthétisons :

  • Appareil neuf : Classe énergétique optimale, mais empreinte carbone élevée à la fabrication. Sur 10 ans, économique si l’équipement est bien dimensionné et durable.
  • Occasion non reconditionnée : Consommation énergétique incertaine, risque de défaillance prématurée, pas de garantie fiable.
  • Reconditionné (Underdog) : Testé pour garantir une consommation réelle mesurée et proche du neuf, garantie, sobriété dans la fabrication, fiche détaillée transparente, réduction de l’impact global.

Concrètement, pour un foyer français moyen :

  • 1 réfrigérateur neuf classe B : 130 kWh/an (~24 €)
  • 1 frigo reconditionné récent (Underdog) : 135 à 145 kWh/an (~26 €), mais 2 à 4 fois moins de CO₂ émis sur l’ensemble du cycle de vie
  • 1 appareil d’occasion non vérifié (10 ans et +) : jusqu’à 200 kWh/an et risque de panne accru

Comment réduire l’impact énergétique de votre reconditionné ?

Vous avez choisi un reconditionné de qualité, bien reconditionné ? Voici quelques gestes qui maximisent ses performances :

  • Installer l’appareil loin des sources de chaleur (four, soleil direct…)
  • Respecter les températures conseillées (4 °C pour un frigo, –18 °C pour un congélateur)
  • Dégivrer régulièrement (pour les appareils à condensation)
  • Nettoyer les joints et l’arrière (condenseur), pour éviter les surconsommations
  • Ne pas surcharger l’appareil
  • Réaliser un contrôle annuel de l’étanchéité et du fonctionnement

Ce sont souvent de petits gestes d’usure qui font, sur dix ans, la différence entre une consommation maîtrisée… et un appareil qui se met à chauffer inutilement.

Ce qu’il faut retenir pour un choix écologique et économique

  • L’idée reçue selon laquelle un appareil reconditionné serait systématiquement énergivore face au neuf est exagérée, voire fausse pour les modèles récents bien remis à neuf.
  • Le choix du reconditionneur, la transparence sur la fiche énergie (comme chez Underdog) et l’entretien dictent la vraie différence sur la facture, plus que l’âge en lui-même.
  • Sur le cycle de vie, le reconditionné l’emporte largement côté impact carbone, dès lors que la consommation réelle reste contrôlée et l’appareil adapté à vos besoins.
  • Votre consommation réelle dépend plus de l’usage et de l’environnement de l’appareil que de son simple statut « reconditionné vs neuf ».

Le défi de la transition énergétique tient donc autant dans nos choix d’achat que dans la manière dont nous entretenons nos équipements. Un appareil reconditionné, choisi chez un reconditionneur exigeant comme Underdog, ne consomme pas plus qu’un neuf… et reste, à l’échelle du foyer, un geste à fort impact pour l’environnement.

Pour aller plus loin : privilégiez la fiche consommation réelle (kWh/an), lisez les retours clients, comparez sur toute la durée de vie, et ne subissez pas la pression du « tout neuf » si ce n’est pas nécessaire. La sobriété, c’est aussi dépenser son énergie… là où elle compte le plus.

  • SOURCES :
  • ADEME : « Le poids environnemental de l’électroménager » (2022)
  • Rapport de l’Agence internationale de l’énergie : Consommation annuelle des appareils, 2023
  • Etudes de marché internes reconditionneurs (données Underdog, 2023)
  • Guide « Frigos Eco » Zero Waste France

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