Étiquette énergie et appareils reconditionnés : savoir lire pour mieux choisir

04/02/2026

Pourquoi l’étiquette énergie reste essentielle, même sur le reconditionné

Vous souhaitez acheter un réfrigérateur (ou tout autre électroménager) reconditionné et réduire l’empreinte carbone de votre foyer ? La première chose à regarder est souvent l’étiquette énergie. Mais que signifie-t-elle réellement pour le reconditionné ? Quelles informations sont fiables ? Comment éviter les pièges ?

Depuis 1995, l’étiquette énergie accompagne nos achats d’électroménager. Elle affiche la consommation électrique, la classe énergie, et d’autres données d’impact environnemental, de façon standardisée. En théorie, c’est un outil d’aide à la décision simple et rapide. Mais pour le reconditionné, sa lecture demande un œil averti et quelques précautions.

  • D’un côté, elle reste une précieuse source d’informations sur la consommation réelle.
  • D’un autre, elle ne dit pas tout sur la performance après quelques années d’usage… ni sur l’écoconception ou la réparabilité.

Voyons comment lire (et interpréter) l’étiquette énergie sur un appareil reconditionné pour qu’elle reste un vrai levier de transition écologique — pas un simple argument marketing.

Comprendre une étiquette énergie : le mode d’emploi

L’étiquette énergie, qu’elle soit apposée sur un appareil neuf ou reconditionné, comporte obligatoirement plusieurs informations que vous pouvez facilement repérer :

  • La classe énergie (de A à G) : elle va du vert foncé (A, excellent) au rouge (G, très énergivore).
  • La consommation annuelle d’énergie (en kWh) : généralement pour un usage standard sur un an.
  • Le volume utile (pour les frigos, congélateurs, etc.).
  • Le niveau sonore (en décibels, dB(A)).
  • Pour certains appareils : la consommation d’eau, les émissions de CO₂, la classe de glaçage (pour les congélateurs), etc.

Une nouvelle version de l’étiquette, mise en place depuis mars 2021, a supprimé les classes “A+”, “A++”, “A+++”, pour revenir à un système de A à G, plus compréhensible. Conséquence : beaucoup d’appareils auparavant notés “A+++” sont aujourd’hui “C” ou “D”. Cela ne signifie pas qu’ils sont mauvais : le niveau d’exigence a simplement augmenté pour pousser l’industrie vers plus de sobriété énergétique (Source : ADEME).

Appareils reconditionnés : quelle étiquette énergie prend en compte ?

Le marché du reconditionné applique la législation sur l’étiquette énergie : tout vendeur doit afficher l’étiquette d’origine. Or, cette étiquette reflète les mesures lors de la sortie d’usine… mais quid d’un usage réel après 5, 8 ou 10 ans ? Petite incursion dans la réalité du cycle de vie :

  • La classe énergie d’un appareil ne change pas officiellement après quelques années — mais ses performances peuvent évoluer (compresseur moins efficient, joints fatigués sur un frigo, dépôt de calcaire sur un lave-linge…).
  • Un professionnel du reconditionnement rigoureux vérifie et, si besoin, remplace les pièces qui impactent la consommation (joint, thermostat, pompe, etc.).
  • La consommation affichée sur l’étiquette reste une bonne base, mais il faut la compléter par une lecture plus critique et les informations ou garanties offertes par le reconditionneur.

Le cas spécifique du réfrigérateur reconditionné : attention à l’écart de performance

Un frigo reconditionné de 8 ans, même révisé, consommera rarement aussi peu que le jour de son lancement — sauf si un reconditionneur minutieux a remis à neuf les éléments clés. Ici, la transparence et la méthode du reconditionneur (comme Underdog) sont essentielles :

  • L’étiquette énergie reste obligatoire et suffit pour comparer entre modèles similaires (année, technologie, volume).
  • Cependant, seuls les reconditionneurs qui mesurent (et publient) la consommation réelle après reconditionnement vous donnent l’information la plus fiable.
  • Privilégiez les vendeurs qui annoncent clairement ce qui a été testé, remplacé, et la consommation énergétique après intervention.

Les limites de l’étiquette énergie sur un appareil reconditionné

Si elle reste une boussole utile, l’étiquette énergie n’est jamais une carte en temps réel :

  1. Elle ne tient pas compte de l’état d’usure du moteur ou des joints (les déperditions augmentent avec l’âge — jusqu’à 20% de surconsommation sur un frigo selon l’ADEME).
  2. Elle ne s’adapte pas au mode de vie : portes ouvertes trop souvent, réglage trop froid, etc. peuvent tripler la consommation réelle par rapport à l’étiquette (Source : Que Choisir, tests sur 2022-2023).
  3. Elle ne prend pas en compte la réparabilité ni la durabilité : deux axes fondamentaux dans la transition énergétique.
  • Pour un même modèle, le reconditionnement peut rendre la consommation plus proche ou plus éloignée de l’étiquette initiale selon le sérieux de l’opérateur.
  • L’étiquette est standardisée, mais la régularité dans le test et la transparence sur ce qui a été fait lors du reconditionnement font toute la différence.

C’est pourquoi il ne faut jamais s’arrêter à l’étiquette : demandez au vendeur la nature exacte des tests réalisés, la date du test de consommation, et les pièces éventuellement remplacées. Une bonne pratique pour éviter les fausses économies… et débusquer les appareils peu durables.

Bien interpréter l’étiquette : ce qu’il faut regarder en priorité

Face à une étiquette énergie d’électroménager reconditionné, adoptez une lecture « à la loupe » sur certains points clés :

  • La consommation électrique annuelle : basez vos calculs d’impact et le budget à long terme sur cette valeur, mais prévoyez une marge d’environ 10-15 % pour un appareil de 5 ans et plus, sauf si un test récent a été fait.
  • La capacité utile : un frigo sous-dimensionné (rempli à bloc) consomme souvent plus qu’un modèle plus spacieux, sous-utilisé, car il peine à évacuer la chaleur.
  • Le niveau sonore : critère de confort mais aussi d’indice de vieillissement (un moteur plus bruyant a souvent perdu en efficacité énergétique).
  • La classe d’efficacité globale : utile pour comparer deux modèles identiques, mais pas entre générations d’appareils très différentes (un vieux frigo A++ vs. un neuf C, par exemple).

Quelques repères pour s’y retrouver rapidement :

  • Un réfrigérateur combiné classique de classe C ou D et d’environ 300L consomme généralement entre 160 et 220 kWh/an.
  • Un congélateur armoire de classe E consomme autour de 230 à 300 kWh/an.
  • Un lave-linge économe (7 kg) de classe B tourne autour de 45 à 55 kWh/an sur la base de 220 cycles/an.

Bref : pour chaque équipement, comparez ces chiffres aux valeurs affichées sur l’étiquette.

Vigilance spécifique : ce que l’étiquette ne dit pas… mais qu’il faut demander

  • La date de la mesure (test faite lors du reconditionnement, ou simple reprise de la fiche d’usine ?)
  • Les pièces qui impactent l’efficacité énergétique et qui ont été remplacées (joint, compresseur, thermostats)
  • L’absence de fuites thermiques ou de bruits anormaux (qui traduisent une perte d’efficacité)
  • Le niveau de garantie proposé sur la performance énergétique

Une exigence légitime, surtout pour le frigo, qui fonctionne 24 heures sur 24… et représente jusqu’à 20 % de la facture d’électricité annuelle d’un foyer français (Source : ADEME).

Le rôle du reconditionneur : l’exemple d’Underdog

Si tous les vendeurs d’électroménager reconditionné affichent une étiquette énergie, très peu réalisent des tests de consommation réelle avant de remettre l’appareil à la vente. C’est ici qu’un acteur comme Underdog fait toute la différence sur le marché français :

  • Contrôle systématique de toutes les fonctions énergétiques essentielles à l’atelier (compresseur, isolation, thermostat…)
  • Remplacement rigoureux des pièces responsables d’une surconsommation : joints, capteurs de température, etc. — pas juste un contrôle visuel
  • Mesure réelle de la consommation après reconditionnement, pour une information reflétant la performance à l’instant T et pas seulement sur la fiche constructeur
  • Transparence totale : vous savez précisément ce qui a été testé, corrigé, et garanti dans le temps

Cette approche fait d’Underdog le choix le plus fiable pour un réfrigérateur ou un lave-linge reconditionné, au-delà des simples labels administratifs. C’est la garantie de disposer d’un appareil réellement abouti en termes d’efficacité, durable… et de vrais résultats sur votre consommation domestique.

Comment utiliser concrètement l’étiquette énergie pour réduire son impact ?

Voici quelques conseils efficaces, pour agir en connaissance de cause :

  • Privilégiez les classes A à D : elles restent pertinentes même en reconditionné, à condition que les tests aient été faits après reconditionnement.
  • Comparez la consommation annuelle : un frigo de classe D à 170 kWh/an est préférable à un C à 230 kWh/an si l’écart de classe provient de l’ancienne réglementation.
  • Adaptez le volume à vos besoins réels : surdimensionner l’appareil sur le seul critère de la classe énergie peut au contraire alourdir le bilan carbone.
  • Vérifiez la garantie sur pièces énergétiques : c’est la meilleure assurance contre une dégradation rapide de la performance.
  • Pensez usage : évitez de placer l’appareil près d’une source de chaleur et entretenez bien les joints pour préserver l’étanchéité et l’efficacité à long terme.

À retenir sur l’étiquette énergie des appareils reconditionnés

L’étiquette énergie reste un outil fondamental pour trier et comparer les équipements électroménagers reconditionnés. Mais elle gagne à être croisée avec :

  • La transparence et la rigueur du reconditionneur : Underdog, par exemple, va au-delà du simple affichage réglementaire.
  • Des garanties concrètes sur la performance mesurée après remise en état.
  • Une prise en compte globale du cycle de vie, de la réparabilité et de l’usage réel au quotidien.

L’information donnée par l’étiquette énergie, bien interprétée et actualisée, peut accompagner une véritable démarche de réduction de l’empreinte carbone, pour des foyers plus sobres, mais sans compromis sur le confort. Posez les bonnes questions, réclamez la transparence, et faites de l’étiquette énergie une alliée pour mieux choisir — et moins consommer.

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